Le réseau social d’entreprise – Chapitre 4 : Le RSE et le SI

Le réseau social d’entreprise est amené très naturellement à s’intégrer dans le paysage existant du système d’information (on dira SI par la suite) de l’organisation. C’est une condition sine qua none de son adoption et de son usage métier.

Quatre grandes composantes d’intégration sont en jeux : la gestion des utilisateurs, les applications « informationnelles » (mail, intranet, bureautique),  les applications métiers (ERP, CRM) et enfin l’externe dont le site Web mais aussi les autres SI externes. Chaque cas d’usage (Plusieurs cas d’usages sont étudiés en détail dans le chapitre 5) délimitera les besoins en terme métier, pour le reste, l’intégration dépend de votre avancement et de vos choix en termes de SI. Si vous vous demandez par quoi commencer, je répondrai : par le plus simple !

Mieux vaut commencer par l’essentiel et le plus simple, démontrer l’usage, le retour sur investissement et l’adoption plutôt que de bâtir une cathédrale d’intégration longue et coûteuse pour se rendre compte que le besoin était peut être plus simple et plus accessible. Quoi qu’il en soit, mieux vaut avoir une vision globale du possible pour choisir. C’est ce propose ce chapitre afin de donner les intégrations possibles.

Le RSE doit être considéré comme un nouvel élément du SI dont il faut assurer la meilleure intégration possible. Cela commence par l’authentification. Dans le cas où un SSO existe, il suffira alors d’y intégrer le SSO. Sinon, l’arrivée d’un RSE est peut-être l’occasion d’y réfléchir, sachant qu’un SSO n’est pas un projet simple.

Deux dimensions : utilisateurs et contenus

Le RSE traite des personnes, mais aussi du contenu, il est donc aussi important qu’il se lie avec les systèmes d’information existants qui gèrent du contenu comme le mail, les intranets les bases documentaires afin que les données ne soient pas dupliquées. L’autre dimension, moins évidente est celle de la socialisation des applications métiers. Il s’agit de donner une vision «sociale », aux actions qui ne le sont pas.

Sont donc examinés en détail les différents éléments que sont :

  • Le mail ;
  • L’Intranet ;
  • La Bureautique ;
  • Site Web ;
  • L’ECM (Entreprise Content Management) ;
  • Le CRM (Customer Relationship Management) ;
  • L’ERP (Enterprise Resource Management) ;
  • La BI (Business Intelligence) ;
  • Le moteur de recherche en entreprise.

Qui doit gérer le RSE ?

Ce chapitre 4 s’intitule « Le réseau social d’entreprise et le système d’information ». Il est alors tout à fait logique de se dire que les RSE, comme les autres composants du système d’information, doivent être gérés par les responsables des systèmes d’information… Mais ce truisme a vécu, et d’autres pistes s’ouvrent aujourd’hui sur la maitrise de ces processus. Le « métier » peut reprendre la main, et nous allons voir comment et pourquoi.

Pour autant, la DSI n’est pas absente du processus. Mais y contribue tout en totalité ou en partie. Notre analyse est de dire que, en ce qui concerne le RSE interne (celui qui relie les employés entre eux), il s’agit d’un composant qui prolonge à la fois le mail, la bureautique et les systèmes collaboratifs. Il s’agit donc de services « généraux » qui, et à ce titre, ont vocation à rejoindre l’infrastructure naturelle de l’entreprise et donc d’être géré, choisi par la DSI.

En conclusion, le RSE est une extension des applications existantes, et pour ce faire doit être intégré à l’existant. Et ce à la fois en termes de processus mais aussi technique. Il faut donc travailler dans ces deux dimensions pour réussir son projet.

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Le réseau social d’entreprise vu par Anthony Poncier d’Uséo

Vous voulez débrancher pendant les vacances, bonne idée, autant amener sur votre lieu de villégiature un livre de qualité qui fera que la coupure sera moins brutale : Le réseau social d’entreprise.

Mettons tout de suite les choses au point, une partie du livre provient du référentiel USEO (cabinet de conseil pour lequel je travaille pour ceux qui n’aurait toujours pas remarqué). Cette partie porte sur le descriptif des solutions de RSE existantes sur le marché. Sans aucun doute la partie la plus périssable de l’ouvrage, donc pour les « mises à jours de cette partie » inscrivez-vous gratuitement sur le référentiel. De plus, l’un des deux auteurs est Alain Garnier est le CEO de Jamespot une des solutions de RSE que j’accompagne lors de missions de conseil (c’est loin d’être la seule, USEO est indépendant des éditeurs, mais il me semblait aussi logique de le souligner).

Mais Alain et Guy Hervier ont joué le jeu parlant des autres éditeurs et ne faisant pas de cet ouvrage un panégyrique de Jamespot. Voyons donc ce que nous ont concocté les 2 compères.

Comme souvent je ne vais pas reprendre le livre dans son intégralité, mais me focaliser sur quelques points, en l’occurrence la mise en place d’un RSE dans l’entreprise. Ce livre propose un panorama complet des RSE. Il montre comment les réseaux sociaux du web ont petit à petit intégré l’entreprise, suite logique après la venue des ERP et CRM. C’est ensuite un descriptif des principales fonctionnalités du RSE et les liens qu’il doit tisser au sein du SI de l’entreprise. Puis il revient sur des cas d’entreprises et le panorama des éditeurs de solution pour conclure sur la conduite de projet de RSE. C’est donc sur cette partie que je vais me concentrer.

Les auteurs le rappelle bien dès le début, il faut avoir une bonne raison pour lancer un projet de RSE. Pas juste vouloir faire plaisir à la génération Y ou être à la mode. Cela doit répondre à un objectif business avant tout.

De même, l’idée que tout le monde va faire du collaboratif dans l’entreprise, sans tenir compte de la culture de cette dernière, est une aberration. Même si l’outil va aider à accompagner cette démarche, le RSE demeure un outil, il faut donc savoir l’utiliser et avoir de bonnes raisons de le faire, même si ce dernier est un puissant levier.

Ensuite les auteurs reviennent sur un point essentiel, le management et notamment le middle management qui est souvent le grand oublié de ce type de projet. Je partage l’avis des auteurs qui défendent le fait qu’il faut adapter les missions de ce dernier en adéquation avec ce nouvel outil et les usages qui en découlent. Le management connaît les processus de l’entreprise et si vous savez l’emmener avec vous dans ce type de projet, il sera le plus à même de redéfinir les processus pour rendre ces derniers collaboratifs et dans le même temps alignés sur les besoins de l’entreprise. Il sera votre principal relais pour conduire le changement dans l’organisation ou votre principal frein si vous n’y prenez garde.

Autre point fort de ce chapitre, la question des collaborateurs qui s’ils sont plutôt favorables à l’arrivée d’un RSE, se posent tout de même la question de la finalité de leur publication et de l’usage qui en sera fait, rappelant la nécessité d’une gouvernance claire autour des usages mais aussi des outils. Le RSE ne se substitue pas à l’ensemble du SI, il s’agit donc de rationnaliser les applications.

Enfin ce chapitre se termine sur la nécessité de démontrer et mesurer son impact sur le business et le travail au quotidien. C’est uniquement à cette condition que vous convaincrez le management comme vos collaborateurs.

Comme je l’ai dit en introduction de cette article, je ne vais pas revenir sur l’ensemble des chapitres. Si j’ai insisté sur celui là, c’est que dans ce type de projet c’est bien les questions de management, gouvernance, stratégie de déploiement et conduite du changement qui me motivent le plus quand j’accompagne des organisations. Et j’ai retrouvé dans ces passages bien souvent la même vision que je peux partager avec mes clients. Et ce pas uniquement dans ce chapitre mais bien dans l’ensemble de l’ouvrage. Bref un ouvrage bien fait, à lire ;-)

 

Source : Blog d’Anthony Poncier 

Le réseau social d’entreprise : les bonnes feuilles par le JDN

Dominique Filippone vient de publier les meilleures feuilles du livre d’Alain Garnier et Guy Hervier.

L’intégration du RSE avec…

Bonne lecture.

http://www.journaldunet.com/solutions/intranet-extranet/le-reseau-social-d-entreprise/

Le réseau social d’entreprise – Chapitre 3

Un réseau social se définit comme «  un ensemble d’entités sociales telles que des individus ou des organisations  sociales reliées entre elles par des liens créés lors des interactions sociales ». C’est bien sur une définition qui dépasse le cadre du numérique. Si, on le restreint au numérique, les interactions sociales se transforment alors en interactions sociales sous forme numérique, et c’est là la force actuelle des réseaux sociaux : faciliter les interactions et garder les traces sociales de toutes nos activités pour les mettre à disposition sur la toile. Facebook en est l’exemple le plus abouti à ce jour avec plus de 400 millions d’utilisateurs de la planète.

Si on prend l’entreprise, comme champ social, deux entités émergent naturellement : les personnes physiques qui la compose (employés, actionnaires, etc.) et l’entité morale en soi. Commençons par l’application sociale business la plus répandue. Sur le Web, le premier usage mêlant social & entreprise est apparu à travers ce qu’on appelle les réseaux sociaux professionnels : il s’agit des réseaux constitués des personnes physiques en tant que professionnels, et qui échangent sur leur parcours professionnels (CV numérique) et les liens qui ont eu lieux lors de ce parcours (contacts business).

En Europe, Viadeo et LinkedIn aux Etats-Unis sont les deux réseaux sociaux professionnels dominants. L’objectif de ces réseaux est centré sur l’individu pour lui apporter des services en retour de son effort de s’inscrire et de publier son parcours : pouvoir rechercher un job, trouver de nouveaux contacts business, reprendre contact avec un collègue ou un ancien client, etc. Mais, pour autant qu’il y a indéniablement une dimension professionnelle à ces réseaux, ils profitent à la personne et non directement à l’entreprise.

C’est pourquoi ce ne sont pas des Réseaux Sociaux d’Entreprise mais des réseaux sociaux professionnels. Même si, on le verra plus loin, des liens importants existent entre ces univers. A noter que ce n’est pas un hasard si ces réseaux sont apparus les premiers, une des règles fondamentale d’un réseau social est de comprendre quel est l’apport pour chaque participant si on veut que celui-ci fonctionne et soit actif. Les réseaux professionnels permettant à chacun de se mettre en avant et trouver un emploi donne une raison claire de s’y inscrire mais surtout de participer. C’est un enseignement utile pour la suite.

Le Réseau Social d’Entreprise, ou RSE, se définit comme l’ensemble des individus qui prennent part à une activité d’un business et dont on  matérialise dans le numérique les interactions sociales autour de cette activité afin de l’améliorer.

Dans la lignée des technologies Web 2.0

Le RSE s’est développé dans le sillage des technologies du Web 2.0, en particulier les blogs, les wikis, les flux RSS, le micro-blogging… dont il réalise une sorte de synthèse sur le plan des usages. Par ailleurs, le RSE est par définition « borné » aux parties prenantes de l’entreprise (salariés, actionnaires, partenaires, revendeurs, influenceurs, clients et prospects…) alors que les réseaux sociaux grand public concernent l’ensemble de la population. Egalement, ils doivent être placés sous le contrôle de l’entreprise qui en définira les grandes règles d’utilisation et de gouvernance.

Le RSE intègre des fonctionnalités qui ressemblent d’assez près à celles embarquées dans les réseaux sociaux traditionnels, notamment :

    • Le Wall ou encore news feed qui constitue le cœur vivant du RSE ;
    • Les outils de publication de contenu ;
    • Les fonctions dites sociales, à commencer par la création d’identité numérique ;
    • Les alertes et les outils de recherche ;
    • Les outils de création de groupe ;
    • Les outils de personnalisation
    • Les fonctions d’administration.

L’entreprise : un réseau social naturel – Chapitre 2

Une entreprise est une organisation qui rassemble des moyens techniques, financiers et humains pour produire des biens et services. Au-delà de cette définition plus que triviale qui montre par essence la dimension réseau social, l’organisation des entreprises a connu avec le temps des transformations en profondeur pour atteindre des formes extrêmement sophistiquées et complexes. Sur une période longue, on peut envisager deux grandes phases dans l’évolution de l’entreprise, la première placée sous le signe de la centralisation, de la course à la dimension et qui a donné naissance à des empires industriels, la seconde qui s’inscrit dans un mouvement de décentralisation.

C’est ainsi que Jean-Jacques Rosa dans son ouvrage Le Second XXe siècle, Déclin des hiérarchies et avenir des nations présente l’évolution industrielle depuis 1870. Il est intéressant de constater que, pendant ces deux grandes périodes, opposées en termes d’organisation, on a connu deux grandes époques de mondialisation, l’une qui a atteint son apogée avant la guerre de 1914 et l’autre qui bouleverse aujourd’hui l’ordre du monde avec l’arrivée des pays émergents au premier plan de la scène internationale. L’économiste Kenneth Blouding considère que cette transformation des structures de la société commerciale et artisanale de la fin du XIXe siècle « est survenue comme une conséquence, principalement des techniques de communication telles que le téléphone, le télégraphe, la machine à écrire, la photocopieuse… ».

On notera que ces technologies sont soit centrées sur la productivité de l’individu (machine à écrire, photocopieuse) ou qu’elles autorisent une communication relativement limitée d’individus à individus (« one to one »). On pourrait d’ailleurs en ajouter d’autres comme la radio ou la télévision qui sont elles-aussi des technologies de communication par nature hiérarchique. On parle alors de « one to many ».

C’est à partir de la révolution industrielle qu’il est apparu indispensable de réunir les travailleurs en un même lieu pour des raisons de productivité et que cela fut possible par la baisse de coûts des transports, les économies d’échelle et la disponibilité d’énergies nouvelles et peu chères à partir du charbon et de la machine à vapeur.

Les trente Glorieuses, les trente piteuses

Peu à peu, l’organisation de la firme intégrée a perdu peu à peu du terrain et a été abandonné par les entreprises pour donner une place de plus en plus importante à l’externalisation de tâches à valeur ajoutée. L’industrie automobile en est un exemple particulièrement probant. Ce nouvel environnement économique pousse les entreprises à mettre en œuvre les outils de collaboration et de communication – incluant les outils de communication unifié et les technologies Web 2.0 et liés à la mobilité. L’évolution vers les services contribue aussi à l’utilisation de ces solutions dans le monde du travail. Un troisième facteur concerne l’arrivée de ceux qui appartiennent à ce que l’on appelle la génération Y – la Gen Y qui sont nés avec les nouvelles technologies.

L’arrivée des technologies liées à l’Internet et au Web – dont la diffusion massive n’a que dix ans environ – a également changé les relations entre les fournisseurs et leurs clients, avec une approche dite orientée client qui redonnait du poids au  marketing face à la fonction commerciale. Les 4P du marketing traditionnel (production, price, placement et Promotion) ont peu à peu cédé la place au 4C (Communication, connexion, cohérence et communauté) et au marketing participatif. Et c’est là où les réseaux sociaux entrent en scène permettant aux entreprises de repenser leur organisation en interne et leurs interactions avec leurs clients. Avec la possibilité de faire appel à plusieurs types de solutions, les réseaux sociaux grand public type Facebook, les réseaux sociaux à vocation professionnelle et les réseaux sociaux d’entreprise qui constituent le champ d’étude de l’ouvrage.

Le réseau social d’entreprise

Auteurs : GARNIER Alain, HERVIER Guy
Hermès
Collection management et informatique
Date de parution: 05-2011
Langue : FRANÇAIS
272p. 15.6×23.4 Broché
59 euros

Les fondamentaux du réseau social d’entreprise

Le réseau social d'entrepriseEcrire un livre sur les réseaux sociaux d’entreprise (RSE) peut surprendre tant le domaine évolue vite.« Nous nous sommes posés la question de savoir si l’ouvrage ne serait pas obsolète avant sa sortie», reconnaissait Alain Garnier, co-auteur de l’ouvrage « Le réseau social d’entreprise », lors d’une conférence la semaine dernière à la Cantine (Paris).

« Plus ma réflexion sur le sujet avançait, plus il apparaissait que les fondamentaux seront encore  valables dans les 10 prochaines années », poursuivait celui qui est également dirigeant et fondateur de l’éditeur Jamespot.

Il s’est associé avec le journaliste Guy Hervier, rédacteur en chef du magazine InfoDSI, pour répondre à la demande de l’éditeur Hermes-Lavoisier. Ce dernier avait identifié un manque de littérature en français sur un évolution fondamentale pour les entreprises au même titre, qu’en leur temps, les grands systèmes et le PC, ou dans le domaine logiciel, le progiciel de gestion intégré (ERP) et la gestion de la relation (CRM).

Un projet comme un autre

L’ouvrage s’attache à définir ce qu’est un réseau social d’entreprise et ses relations avec les autres constituants du système d’information. Il traite également du nécessaire accompagnement et de la question stratégique du lancement d’un projet de réseau social d’entreprise.

Pour Alain Garnier, un projet de RSE est un projet comme un autre, obéissant aux mêmes fondamentaux, même s’il convient d’intégrer certaines spécificités dans la méthodologie. On est loin des discours de rupture où le 2.0 devait tout remettre en cause.

L’ouvrage revient sur quelques cas d’utilisation chez AG2R La Mondiale, Crédit Agricole, Sogeti, Orange… et dresse un panorama de 13 solutions présentes sur le marché français. Les auteurs se sont appuyés sur le référentiel établi par le cabinet de conseil Useo et ont interrogé les éditeurs pour livrer leurs propres grilles d’analyse.

C’est sans doute la partie de l’ouvrage qui résistera le moins au temps. Les logiciels continuent d’évoluer même si, ces derniers temps, ils semblent davantage consolider les bonnes pratiques qu’ouvrir de nouvelles voies.

Enfin, s’il existe une abondante littérature en ligne sur les RSE, cet ouvrage a le mérite de prendre du recul et de traiter ses multiples facettes, tant techniques qu’humaines. L’objet livre conserve, en outre, un certain prestige.

Le réseau social d’entreprise, par Alain Garnier et Guy Hervier, 272 pages, éditions Hermes-Lavoisier, collection Management et Informatique, 59 euros

 

Source : Olivier Roberget – collaboratif Info

invitation petit-déjeuner conférence Le Réseau social d’entreprise – dernières places

Présentation du livre « Le réseau social d’entreprise »

Par Alain Garnier et Guy Hervier

Vous les utilisez quotidiennement, on parle d’eux partout… Les réseaux sociaux s’invitent aujourd’hui dans l’entreprise. Alain Garnier et Guy Hervier se sont attelés à décrypter ce phénomène tout en apportant des réponses aux nombreuses interrogations qui entourent ce genre de projet.

Après une présentation de leur ouvrage, les co-auteurs donneront la parole à trois experts qui ont déjà adopté les réflexes et les outils qui feront de votre structure, une entreprise 2.0 productive.

Programme de la matinée : 

// 8h30 – Accueil café
// 9h15 – Présentation de l’ouvrage « Le réseau social d’entreprise » par Alain Garnier et Guy Hervier
// 9h45 – Intervention de Jacques Cosnefroy  – Atos
// 10h15 – Intervention d’Arnaud Rayrole – Uséo
Plus d’infos sur les interventions

Jacques Cosnefroy
Atos Origin a le projet d’être une entreprise « zéro mail » d’ici à 2014. Jacques Cosnefroy interviendra pour vous présenter ce projet ambitieux : pourquoi ? comment ? …

Arnaud Rayrole
Le cabinet accompagne les entreprises dans leurs problématiques 2.0.  Arnaud Rayrole vous expliquera comment l’outil réseau social peut dynamiser et accélérer votre business.

Informations pratiques :
La Cantine – 151 rue Montmartre, Passage des Panoramas  – Paris
Métro : grands boulevards
Horaires :
de 8h30 à 11h30

Nombre de places limité aux 60 premiers inscrits

Informations réservation :
Victoria de Belilovsky
victoria.de-belilovsky@27terweb.com
01 78 09 72 05

Je lis le chapitre 1 – L’irruption des réseaux sociaux dans le web

A l’aube de cette nouvelle décennie, les entreprises doivent-elles investir et s’investir dans les réseaux sociaux ? La question est peut-être aussi incongrue que de savoir dans les années 1990 s’il fallait s’équiper d’un ERP (Entreprise Resource Planning) ou dans les années 2000 d’un logiciel de CRM (Customer Relationship Management) ou gestion de la relation client.

Il se dégage aujourd’hui quatre grandes familles de réseaux sociaux :

– les réseaux sociaux grands publics à vocation personnelle (Facebook) ;

– les réseaux sociaux personnels à vocation professionnelle (LinkeIn, Viadeo…) ;

– la troisième catégorie est ce que l’on appelle les Réseaux sociaux d’entreprise

(RSE).

– enfin la dernière catégorie regroupe l’ensemble des logiciels d’entreprise qui, pour nombre d’eux, ont bénéficié de ce qu’on pourrait appeler une « extension sociale ». Un des exemples de cette catégorie est le logiciel Chatter qui a été dévoilé par l’éditeur de logiciel de CRM Salesforce.com.

Il y avait une vie avant Facebook

Depuis aussi loin qu’ils remontent, les réseaux ont été utilisés par les hommes pour étendre leurs possibilités de communication. Bien sûr, cette communication restait le plus souvent très fruste et utilisée par des cercles très restreints. Avant même la diffusion des ordinateurs personnels, Didier Lombard rappelle  qu’une « étape dans la socialisation des réseaux de télécommunications a été franchie avec la Citizen Band (CB) dans les années 1950 aux Etats-Unis et dans les années 1960 en France (…) La CB permettait de communiquer entre personnes par émetteurs /récepteurs radio de faible puissance et de courte portée. »

 

Avec la diffusion des PC, on a vu apparaître une nouvelle catégorie de services communautaires baptisés Bulletin Board System (BBS) qui préfiguraient les réseaux sociaux,  puis des services en ligne (online services)  proposés par Compuserve, AOL ou Prodigy.

Avec le développement d’Internet, de très nombreux projets de réseaux sociaux de nouvelles générations sont apparus parmi lesquels on peut citer MySpace, Friendster, Orkut, Bebo, Hi5, CyWorld, Ning… une liste bien évidemment incomplète.

Mais le phénomène des réseaux sociaux s’est massivement développé avec Facebook. En 2004, Mark Zuckerberg, alors étudiant à Harvard, crée une sorte d’annuaire au début limité à la prestigieuse université avant de s’étendre… au monde entier et de dépasser les 500 millions de membres à l’été 2010.

 

Avec Twitter, c’est  la composante temps réel qui est pris en charge en combinant la fonction SMS classique des mobiles et le broadcast rendu possible par Internet. Parallèlement à Facebook sont apparus des réseaux à orientation professionnelle tels que LinkeIn et  Viadeo.

Les réseaux sociaux entrent dans les entreprises

Face aux réseaux sociaux comme à toute nouvelle technologie, les entreprises ont trois attitudes possibles : laisser faire, interdire ou inciter l’utilisation en créant les conditions pour qu’elle se fasse dans l’intérêt de l’entreprise (…) Malgré des DSI conservateurs, les réseaux entrent dans les entreprises pour des applications internes ou avec l’extérieur, clients, fournisseurs, partenaires… « Les réseaux sociaux d’entreprise émergent progressivement pour l’instant au sein de communautés restreintes ou des sociétés de taille humaine » indique une étude publiée par le cabinet spécialisé Useo.

Les plates-formes de RSE visent à faciliter la mise en relation et ont pour cela des fonctions permettant de mettre au premier plan les individus, devant les contenus.

Les domaines d’application des réseaux sociaux sont très divers : relation client, gestion des changements en interne, valorisation des expertises… Et toutes les fonctions de l’entreprise peuvent bénéficier de leur mise en oeuvre. Comme pour le collaboratif où il existe autant d’outils que de visions de mode de collaboration, les éditeurs de RSE proposent une mise en scène du réseau social différente.

En savoir plus :

 

Le réseau social d’entreprise

Auteurs : GARNIER Alain, HERVIER Guy

Hermès

Collection management et informatique

Date de parution: 05-2011
Langue : FRANÇAIS
272p. 15.6×23.4 Broché

59 euros

PARTICIPEZ AU PETIT DEJEUNER CONFERENCE DU 29 JUIN DE 8h30 à 11H30  – LA CANTINE (PARIS)

Uséo en parle – [Livre] Le réseau social d’entreprise

Par Arnaud Rayrole – Uséo

Serial entrepreneur du web et journaliste, nos deux compères viennent de publier un ouvrage très complet sur ce nouveau paradigme des systèmes d’information. Accompagné de la progression vers le Cloud et le Saas, les RSE (réseau social d’entreprise) créent une rupture d’usage dans l’évolution des pratiques des collaborateurs et confrontent, pour cette raison, l’entreprise à de nouveaux challenges.

Facebook a mis 2 ans à conquérir ses 50 premiers millions d’utilisateurs, quand Internet en a mis 4, la radio 38. Vous connaissez l’histoire. Nous vivons une accélération de l’évolution des usages impressionnante. Si depuis Internet, les nouveaux usages émergent dans le grand public pour infiltrer l’entreprise, les médias sociaux sont de ce point de vue, un Tsunami. Les entreprises ont du mal à maitriser cette pression à évoluer aussi brutale.

Ce livre est en ce sens une bouée que beaucoup apprécieront. Il permet de prendre du recul sur tous ces concepts qui nous envahissent et de les appréhender grâce à un langage clair. Capter un état de l’art d’un secteur aussi bouillonnant n’est pas une tache facile. Pourtant ce livre conservera son intérêt dans le temps car il s’attache à expliquer des fondements, eux, stables et se développant finalement depuis de nombreuses années. C’est le mérite de ses auteurs et le fruit d’un regard mature et expérimenté. Une mise en perspective dans l’histoire des systèmes d’information, du web et des usages associés. Intéressant pour bien comprendre l’évolution en cours. Un livre qu’apprécieront tout ceux qui souhaitent raccrocher la mouvance des réseaux sociaux d’entreprise à l’évolution des systèmes d’information et de l’internet, sans devoir se coltiner les « buzz concept 2.0″ à tout azimut.

Au delà de l’histoire de la genèse des RSE, ce livre apporte des exemples concrets de solutions et d’illustrations de mise en œuvre dans les entreprises. Je ne peux que me réjouir qu’ils aient repris les travaux d’analyses d’USEO et j’apprécie leur propre mise en perspective.

Sommaire du livre (250 pages)

  • L’irruption des réseaux sociaux dans le web
  • L’entreprise : un réseau social naturel
  • Le réseau social d’entreprise
  • Le réseau social d’entreprise et le système d’information
  • Cas d’utilisation de RSE dans les entreprises
  • Panorama des éditeurs
  • Démarrer un projet
  • Conduite de changement et management

Pour en savoir plus : http://www.amazon.fr/r%C3%A9seau-social-dentreprise-Alain-Garnier/dp/2746229846

Je vous donne également RDV pour le p’tit-déj le 29 juin à La Cantine pour la présentation du livre. Interviendront Alain Garnier, Jacques Cosnefroy Atos Origin en charge du projet « zéro mail » et moi-même.

Réseaux sociaux d’entreprises (RSE) : pourquoi, comment ?

Edition du 16/06/2011 – par Bertrand Lemaire  sur cio-online.com

Réseaux sociaux d'entreprises (RSE) : pourquoi, comment ?

Les éditions Hermes-Lavoisier publient une étude sur les modalités de développement des réseaux sociaux d’entreprises (RSE).

Les réseaux sociaux d’entreprises (RSE) se déploient de plus en plus fréquemment, surfant sur les grands réseaux sociaux publics (Facebook, Linkedin, Viadeo, etc.). L’entrepreneur Alain Garnier et le journaliste Guy Hervier viennent de publier chez Hermes Lavoisier un ouvrage sur cette émergence, ses raisons, ses conditions et ses modalités.

Les auteurs reviennent tout d’abord sur les réseaux sociaux publics pour en étudier les racines historiques, les modèles et les raisons de leur succès. Quelques graphiques en anglais non traduits complètent, malgré tout, utilement le propos.

En tant qu’organisation, l’entreprise est, elle, naturellement un « réseau social » entre individus, collaborateurs internes aussi bien qu’extérieurs (clients, fournisseurs, partenaires…). La création d’un outil en ligne vient donc renforcer ce caractère en facilitant la communication, la collaboration ou le partage d’informations en interne ou avec des tiers. Après en avoir étudié les fonctionnalités possibles, les auteurs examinent des cas pratiques d’implémentation de RSE chez AG2R La Mondiale, Devoteam, Orange, Ubisoft, la CCI d’Alsace, Cultura, etc. Les principaux progiciels du marchés sont ensuite examinés un à un. Pour terminer, l’ouvrage s’achève sur les modalités de la mise en oeuvre d’un RSE, en tant que projet de SI, en partant de la décision initiale jusqu’à la conduite du changement.

Très clair et bien écrit, l’ouvrage séduira tous les responsables d’entreprises souhaitant s’informer sur la question du RSE avant d’éventuellement décider d’en mettre en place un.